et les ahdâb (1), pareils à des auvents qui se déploient au-dessus d’eux lorsqu’ils s’ouvrent ?!
Et qui a ordonné leurs diverses couches, l’une sur l’autre, jusqu’à en compter sept, comme les cieux ; qui a assigné à chaque couche son utilité propre, si bien que, si l’une venait à se dérégler, la vue entière serait aussitôt troublée ?!
Et qui a taillé pour eux dans le visage l’ouverture la plus harmonieuse (2), leur a donné la plus parfaite des formes, y a déposé la grâce, les a faits miroir du cœur, avant-garde et gardien du corps, éclaireur qu’Il dépêche tel une armée en mission, sans qu’il ne se lasse ni ne se fatigue (3) malgré la multiplicité de ses déplacements et la longueur de ses voyages ?!
Et qui a logé en eux la lumière de la vision dans l’exiguïté d’une lentille, grâce à laquelle l’homme voit les cieux, la terre, les montagnes, le soleil, la lune, les mers et les merveilles, à travers sept enveloppes internes, et les a placés au sommet du visage comme un guetteur juché sur une haute colline, sentinelle (4) du corps ?!
Et qui a dissimulé le roi dans la poitrine, l’y a installé sur le trône de son royaume, a mobilisé à son service l’armée des membres, des organes et des forces intérieures comme extérieures, les a rendus dociles, de sorte qu’ils s’exécutent lorsqu’il ordonne, s’abstiennent lorsqu’il interdit, l’écoutent et obéissent, peinent et s’activent pour le satisfaire, incapables de s’opposer (5) à lui ou de se soustraire à son commandement ?!