Il arrive parfois que, parmi les humains, deux individus se ressemblent à tel point qu’on peine à les distinguer ; pour ceux qui ont affaire à eux, la charge s’alourdit alors considérablement, et l’on ressent vivement le besoin de déterminer lequel des deux est l’ayant-droit, lequel doit être tenu pour sa faute et sur lequel pèse l’obligation(1). Or, si pareille confusion se produit fréquemment lorsque les noms se ressemblent, causant au témoin comme au juge bien des difficultés, que dirait-on si la ressemblance(2) portait sur la constitution même et l’apparence ?
Quant aux bêtes de somme, aux oiseaux et aux fauves, cette similitude ne leur nuit en rien ; la sagesse n’a donc pas exigé qu’on distingue chaque couple par un signe particulier.
Béni soit Allah, le Meilleur des créateurs, dont la sagesse embrasse toute chose.
Section (3)
Réfléchis encore : pourquoi, quand l’homme et la femme atteignent la puberté, voient-ils tous deux pousser le poil du pubis, alors que seul l’homme se distingue par la barbe ?
C’est qu’Allah, ayant institué l’homme comme responsable de la femme et l’ayant placée sous sa garde, telle une dépendante et captive en ses mains(4), l’a privilégié par un attribut qui lui confère majesté, dignité, respect et prestance ; cela correspond à sa perfection et à son besoin de ces qualités. Quant à la femme, Il l’en a privée afin que l’agrément et le plaisir que l’on recherche auprès d’elle demeurent entiers.