et son intérêt ne se réalise pleinement que grâce à cela. Ne vois-tu pas l’état de celui à qui l’on a coupé une main ou une jambe, ainsi que l’impuissance qui en découle ? Que le charpentier, le tailleur, le forgeron, le boulanger, le maçon ou tout artisan dont le travail n’est possible qu’avec les deux mains se voie paralysé d’une d’elles (1), et son métier s’arrête aussitôt. La sagesse divine a donc voulu que cette catégorie de membres et d’organes soit accordée à l’homme deux par deux.
De même, il lui a été donné deux lèvres, car son profit ne serait pas complet sans elles. Elles comportent de nombreux avantages : la parole, la dégustation, la couverture de la bouche, la beauté, l’ornement, le baiser, et bien d’autres encore.
Quant aux organes disposés par trois (2), il s’agit des deux parois latérales et de la cloison médiane de son nez (3) ; nous avons déjà exposé la sagesse qui s’y rattache plus haut (4).
S’agissant des organes au nombre de quatre, ce sont les quatre chevilles – point de jonction des pieds – qui les maintiennent, leur confèrent force et mobilité, et renferment encore les services rendus aux jambes.
Il en est de même pour les quatre paupières : elles couvrent et protègent les yeux, leur donnent beauté et parure, et recèlent bien d’autres sagesses.
Ainsi, la sagesse parfaite a voulu que les membres soient tels qu’ils sont quant à leur nombre, leur forme et leur disposition ; qu’on en augmente ou qu’on en retranche, ce ne serait qu’une imperfection dans la structure humaine.