– et qu’Il est, Lui seul, le Créateur, le Producteur, le Formateur ; qu’Il engendre ce qu’Il veut, comme Il le veut ; que Son ordre, lorsqu’Il veut une chose, se réduit à lui dire : « Sois ! », et elle est ; et que la « nature » – ultime horizon où s’arrêtent les regards des chauves-souris – n’est qu’une créature parmi Ses créatures, au même titre que le reste de ses êtres créés. Comment donc celui qui possède la moindre part d’humanité ou de raison peut-il oublier Celui qui l’a imprimée et façonnée, et attribuer à cette nature l’œuvre et la perfection de l’art divin ?!
Allah, exalté soit-Il, ne cesse de lui retirer sa force, de la transformer et de la retourner en son contraire par rapport à la fonction qui lui a été assignée, afin de montrer à Ses serviteurs qu’elle est Son œuvre, Sa création, soumise à Son ordre : « N’est-ce pas à Lui qu’appartiennent la création et le commandement ? Béni soit Allah, Seigneur des mondes » (Al-Aʿrâf, 54).
Fasl (1)
Reprends donc l’examen de ta propre personne ; contemple la sagesse du Subtil, du Parfaitement-Informé, dans la constitution du corps : la mise en place de chaque membre à l’endroit qui lui convient, l’aptitude de chacun à la fonction qui lui est destinée, l’agencement de ces conduits préparés pour transporter et collecter les déchets afin qu’ils ne se diffusent pas dans l’organisme et ne le corrompent pas.
Puis médite la sagesse souveraine qui se manifeste dans ta croissance(2) et la multiplicité de tes parties(3), sans qu’aucune dislocation ni démantèlement n’intervienne. Si un artisan prenait une statue d’or, d’argent ou de cuivre et voulait l’agrandir, pourrait-il le faire sans commencer par la briser et la refondre pour la modeler de nouveau ? Or le Seigneur, exalté soit-Il, fait croître(4) le corps de l’enfant, ses organes apparents et cachés, toutes ses composantes, tandis qu’il demeure inchangé dans sa forme et son aspect : rien ne se sépare ni ne se dissocie.