nature : est-elle un être subsistant par lui-même, doté de science et de puissance pour accomplir ces actes prodigieux, ou bien n’est-elle rien de tel, mais seulement un accident, une qualité inhérente à ce qui la porte, dépendante de lui et contenue en lui ?
Si elle te répond : « Au contraire, c’est une entité autonome, pourvue d’un savoir parfait, de pouvoir, de volonté et de sagesse », dis-lui alors : « C’est là le Créateur, le Producteur, le Formateur ; pourquoi donc l’appelles-tu “nature” ?
— Par Allah (1), on se détourne (2) de l’invocation des “natures”. —
Pourquoi ne L’as-tu pas plutôt appelé comme Il S’est Lui-même nommé sur la langue de Ses messagers, et n’es-tu pas ainsi entré dans le rang des gens raisonnables et bienheureux ? Car ce que tu viens d’attribuer à la “nature” est précisément Sa description, à Lui, exalté soit-Il.
Et si elle t’objecte : « Non, la nature n’est qu’un accident porté par un support, tributaire de celui-ci ; tout cela est son œuvre sans qu’elle possède la moindre connaissance, volonté, puissance ou conscience ; nous n’en observons que les effets visibles », dis-lui : « Voilà ce qu’aucun esprit sain ne saurait admettre ! Comment des actes aussi étonnants et des sagesses aussi fines — qui dépassent l’entendement même des plus grands esprits (3), impuissants à les concevoir ou à les reproduire — pourraient-ils provenir d’un être dénué d’action, de puissance, de sagesse et de conscience ? Peut-on croire que… »