Réfléchis donc au trajet de l’aliment lorsqu’il parvient à l’estomac, puis à la façon dont il se répand dans tout le corps : une fois installé, l’estomac se resserre sur lui, le cuit et en affine la préparation, puis l’expédie vers le foie au moyen de minuscules canaux. Entre le foie et ces conduits a été disposée une membrane (1) semblable à un tamis très étroit aux mailles serrées (2) qui opère un premier filtrage ; ainsi, rien de trop épais ni de trop rêche n’atteint le foie au risque de l’irriter, car le foie est délicat et ne supporte pas ce qui est grossier (3).
Lorsque le foie l’a reçu, il l’envoie à l’ensemble de l’organisme par des vaisseaux préparés à cet effet, pareils aux rigoles creusées pour que l’eau irrigue uniformément la terre ; il dirige ensuite les déchets et surplus vers des puisards (4) et des exutoires aménagés pour eux : la bile jaune est acheminée vers la vésicule biliaire, la bile noire vers la rate, et l’humidité aqueuse vers la vessie.
Qui donc a pris tout cela en charge, l’a perfectionné, ordonné, mesuré et réglé de la plus belle façon ?
Pourtant je te vois déjà, pauvre âme, objecter : « Tout cela relève de la nature, et la nature recèle merveilles et secrets. »
Si Allah voulait te guider, tu te questionnerais toi-même et dirais : « Explique-moi donc cette… »