de l’utérus, à la manière de celui qui tend la main (1) pour remettre un objet à autrui, car il doit déposer sa semence au plus profond de la matrice.
Quant à la femme, il lui a été assigné un réceptacle creux ; en effet, elle doit recevoir la semence de l’homme, la retenir et l’envelopper ; c’est pourquoi elle a reçu l’organe qui lui convient.
Puis, comme la semence masculine descend des différentes parties du corps sous une forme fluide et faible, impropre à la formation de l’enfant, l’homme a été doté des deux testicules, véritables récipients où cette semence est « cuisinée » et portée à complète maturation ; elle s’épaissit (2), se coagule et devient apte à servir de point de départ à la création. La femme, elle, n’avait pas besoin d’un tel dispositif : la finesse et la délicatesse de son fluide, lorsqu’elles se mêlent à la densité et à la vigueur de celui de l’homme, se renforcent et se consolident grâce à lui. Si les deux fluides avaient été tous deux ténus et faibles, aucun enfant ne pourrait en naître.
L’homme a donc reçu l’instrument de maturation et de « cuisson » pour plusieurs raisons :
- Sa chaleur naturelle est plus forte, tandis que la femme est plus froide ; si elle possédait cet instrument, la cuisson et la maturation du fluide ne s’y accompliraient pas parfaitement.
- Sa semence ne quitte pas son emplacement ; elle descend simplement de ses clavicules vers son lieu d’accueil, contrairement à celle de l’homme. Si la femme possédait donc cet instrument, il lui faudrait encore un autre appareil pour acheminer la semence jusqu’à son endroit.
- Enfin, parce qu’elle constitue le lieu même de l’union charnelle, on lui a donné l’organe qui convient à cette fonction ; si elle avait reçu l’organe masculin, elle n’en éprouverait ni plaisir ni jouissance (3), et cet organe