D’après Anas (1), le Prophète ﷺ a dit : « Allah a confié à l’utérus un ange qui s’écrie : “Seigneur, une nutfah (2) ! Seigneur, une ‘alaqah ! Seigneur, une muḍghah !” Puis, lorsque Dieu veut la façonner, l’ange demande : “Seigneur, sera-t-il mâle ou femelle ? Seigneur, sera-t-il voué au malheur ou au bonheur ? Quelle sera sa subsistance ? Quel sera son terme ?” — et tout cela est inscrit alors qu’il est encore dans le ventre de sa mère. »
Ne vois-tu pas comment le hadith rattache le fait de naître garçon ou fille à la seule volonté divine, en l’associant à des données sur lesquelles la nature n’a aucune prise ?
N’observes-tu pas qu’ʿAbd Allah b. Salâm n’a interrogé le Prophète que sur la ressemblance, question à laquelle il était possible de répondre, et qu’il ne lui a pas demandé pourquoi l’on naît mâle ou femelle, bien que cela soit plus important que la simple ressemblance ? Allah est plus savant.
Et si le Messager d’Allah ﷺ l’a réellement dit, c’est la vérité pure.
En tout état de cause, ce texte réduit à néant la prétention de certains naturalistes qui croient connaître les causes déterminant la masculinité ou la féminité ; Allah est plus savant.
Section (3)
Considère maintenant comment les organes de l’accouplement, chez l’homme comme chez la femme, ont été façonnés conformément à la sagesse.
Ainsi, le mâle a reçu un organe saillant (4) qui se prolonge afin d’acheminer la semence jusqu’au fond