— Oui, répondit-il, si elle constate l’écoulement (1). Umm Salama se mit à rire et s’exclama : « Une femme peut donc avoir un rêve érotique ? » Le Messager d’Allah ﷺ répliqua : « Et d’où l’enfant tirerait-il sa ressemblance, sinon ? »
Ces trois hadiths montrent donc que l’enfant est créé à partir des deux fluides ; que le fait de naître garçon ou fille est fonction de la prédominance de l’un des deux liquides, de sa suprématie et de son ascendant sur l’autre ; et que la ressemblance dépend de la priorité : le liquide qui atteint l’utérus en premier imprime sa marque.
Sur ces points, les naturalistes ne disposent d’aucune preuve ; seule la Révélation (2) les dévoile, et rien dans leur discipline ne vient non plus les contredire.
Cela étant, le hadith de Thawbân inspire quelque réserve : on craint qu’un de ses transmetteurs ne l’ait pas parfaitement mémorisé et que la question ait porté uniquement sur la ressemblance, non sur le fait d’avoir un garçon ou une fille, comme dans le récit d’‘Abd Allah b. Salâm ; c’est pourquoi al-Bukhârî ne l’a pas inclus (3).
Par ailleurs, les deux Ṣaḥîḥ (4) rapportent le hadith transmis par ‘Ubayd Allah b. Abî Bakr b. Anas, d’après