L’attribution du masculin et du féminin ne repose que sur le pur décret divin (1) qu’Il transmet à l’ange chargé de la formation de l’embryon, lorsque celui-ci demande : « Seigneur, garçon ou fille ? Destiné au malheur ou au bonheur ? Quelle subsistance ? Quel terme de vie ? » Ton Seigneur révèle alors ce qu’Il veut, et l’ange l’inscrit. Si, donc, la nature exerçait une influence sur la détermination du sexe, elle en exercerait aussi sur la subsistance, la durée de la vie, le malheur et le bonheur ; or il n’en est rien, puisque toutes ces réalités proviennent exclusivement de ce qu’Allah inspire à l’ange.
Nous ne nions pas l’existence d’autres causes, mais celles-ci font partie des causes qu’Allah s’est réservées, hors de la portée des créatures. Allah — exalté soit-Il — dit : « À Allah appartient la royauté des cieux et de la terre ; Il crée ce qu’Il veut. Il accorde des filles à qui Il veut, Il accorde des garçons à qui Il veut ; ou Il les marie, leur donnant à la fois garçons et filles, et Il rend stérile qui Il veut. Il est certes Omniscient, Omnipotent. » ⦗La Consultation, 49-50⦘
Ainsi le verset mentionne, aux côtés des hommes, les quatre catégories de femmes :
- Celle qui ne met au monde que des filles ;
- Celle qui ne met au monde que des garçons ;
- Celle qui enfante les deux sexes, garçon et fille — tel est ici le sens de « tazwîj », c’est-à-dire qu’Il accorde à certains une progéniture composée de deux éléments, mâle et femelle (2) ;
- Enfin, la stérile, qui n’enfante pas du tout.
Parmi les preuves que l’origine de la masculinité et de la fémininité échappe à la connaissance humaine, qu’elle ne peut être appréhendée ni par l’analogie ni par la réflexion, mais seulement connue par la Révélation, figure ce qu’a rapporté Muslim dans son Ṣaḥîḥ (3) d’après