Puis Il t’a pourvu d’ongles, précisément au moment où tu en avais besoin, pour de multiples avantages : ils soutiennent et fortifient les doigts, car la plus grande partie du travail s’exécute avec leurs extrémités et repose sur elles ; ils ont donc été assistés par les ongles comme renfort. À cela s’ajoute l’utilité de pouvoir se gratter le corps et d’ôter les impuretés que la chair seule ne saurait enlever, sans parler de bien d’autres bénéfices encore (1).
Il t’a ensuite embelli en couvrant ta tête de cheveux, à la fois parure, protection et rempart contre la chaleur et le froid ; car la tête est le carrefour des sens, le siège de la pensée et du souvenir, et c’est là que s’achève le fruit de l’intelligence (2).
Puis Il a distingué le mâle en parant son visage de la barbe et de ce qui l’accompagne : dignité, gravité et beauté. Elle marque la sortie de l’âge de l’enfance (3) et le différencie des femmes. Quant à la femme, Il l’a laissée telle qu’elle est, conformément à la jouissance pour laquelle le mâle trouve en elle son plaisir ; Il a donc maintenu l’éclat et la fraîcheur de son visage pour qu’il soit plus stimulant pour l’homme (4) et rende la délectation plus parfaite.
L’eau est la même, la substance est la même, le réceptacle est le même, la semence est la même : qui donc a accordé au mâle sa masculinité et à la femelle sa féminité ?!
Ne prête donc aucune attention aux propos des ignorants parmi les « naturalistes » lorsqu’ils expliquent la naissance des garçons et des filles en la réduisant à de prétendues causes physiques ; ces facteurs matériels ne se vérifient ici que par coïncidence, et leurs erreurs dépassent largement leurs rares traits de vérité.