Ne t’imagine pas que le fait d’avoir réservé cette qualité à ʿUmar – que Dieu l’agrée – implique qu’il soit préféré à Abû Bakr al-Ṣiddîq – que Dieu l’agrée. Au contraire, cela compte parmi les preuves les plus éclatantes des mérites d’al-Ṣiddîq : parce qu’il avait puisé à satiété au bassin de la prophétie et tété pleinement au sein du Message, il n’avait plus besoin de ce que l’on reçoit par taddîth ou par tout autre moyen ; ce qu’il tirait directement de la lampe de la prophétie était plus parfait que ce qu’ʿUmar recevait par ce taddîth (1).
Réfléchis donc attentivement à ce point et accorde-lui l’attention qu’il mérite ; médite la sagesse profonde qu’il recèle, attestant que Dieu est le Sage, le Parfaitement Connaisseur, que Son Messager – paix et bénédictions sur lui – est la plus accomplie de Ses créatures et le dépositaire de la législation la plus achevée, et que sa communauté est la plus parfaite des nations.
Cet exposé constitue une parenthèse, mais il est l’un des chapitres les plus profitables de l’ouvrage (2). N’eût été la crainte d’allonger indûment le propos, nous l’aurions développé davantage, multipliant preuves et exemples. Or Dieu, le Généreux, en a Lui-même ouvert la porte et y a guidé vers la vérité ; nous plaçons en Lui notre espoir pour l’achèvement de Sa grâce, et il n’est de puissance qu’en Lui (3).
Section (4)
Reconsidère donc, à présent, ta personne et ton propre être une seconde fois :
Qui t’a dirigé avec la plus exquise sollicitude lorsque tu n’étais qu’un fœtus dans le ventre de ta mère, dans un lieu où nulle main ne pouvait t’atteindre, nul regard te saisir, et où tu n’avais aucun moyen de rechercher ta subsistance ni de repousser