On rapporte qu’un propriétaire de bétail avait coutume de couper le lait (1) et de le vendre comme s’il était pur. Allah dépêcha alors un torrent qui emporta tout le troupeau, et l’homme s’en étonnait fort. Durant son sommeil, on lui dit : « T’étonnes-tu que la crue ait balayé tes moutons ? (2) Ce sont précisément les gouttes d’eau dont tu as mêlé (3) le lait ; elles se sont assemblées et sont devenues torrent (4). »
Tire donc de cette anecdote la mesure de ce que tu remarques en toi-même comme chez autrui ; tu sauras alors qu’Allah fait régner l’équité, qu’Il tient chaque âme responsable de ce qu’elle a acquis et qu’Il ne lèse pas même du poids d’un atome.
Le récit issu de la tradition israélite est, lui aussi, bien connu : un homme coupait le vin et le vendait pour du pur. Il en amassa un sac d’or, puis prit la mer en compagnie de son singe. Tandis qu’il dormait, le singe s’empara du sac, grimpa au sommet du navire, l’ouvrit et se mit à jeter un dinar dans la mer puis un dinar sur le pont (5), comme si, par le seul langage des faits (6), il lui était dit : « Le prix