du miel : « Il contient une guérison pour les hommes » (Les Abeilles, 69). Or ce qui est, par nature, une guérison est plus efficace encore que ce dans quoi une guérison a été placée. Ce n’est pas ici le lieu d’énumérer en détail les vertus et les bienfaits du miel (1).
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Considère ensuite la leçon qu’Allah — exalté soit-Il — fait observer dans le bétail : Il nous abreuve, tiré de leurs ventres, d’un lait pur, doux et agréable à avaler, qui jaillit d’entre les excréments et le sang.
Médite donc : l’aliment descend de leur bouche jusqu’à l’estomac, puis, par la permission d’Allah, une partie se transforme en sang qui circule (2) dans leurs veines, leurs membres, leurs poils et leur chair. Lorsque ce sang est propulsé par les vaisseaux vers l’ensemble des parties du corps, chaque organe, nerf, cartilage, poil, ongle et sabot le convertit selon sa propre nature. Le sang demeure ensuite dans les réserves qui lui sont assignées — car c’est grâce à lui que l’animal subsiste —, puis son sédiment se déverse dans la panse et devient fumier. Le reste se change en un lait limpide, blanc, agréable à boire, sortant d’entre les excréments et le sang, si bien que, lorsqu’on trait jusqu’à épuisement une brebis (3) — ou toute autre bête —, il arrive qu’un filet de sang (4) teinté de rougeur s’écoule avec lui.
Ainsi Allah, gloire à Lui, a séparé la partie la plus subtile de ce dépôt lors de la première « cuisson » ; elle s’est dirigée vers le foie et est devenue sang, mêlé aux quatre humeurs (5). Puis Allah — exalté soit-Il — a acheminé chacune de ces humeurs vers le lieu et le réservoir qui lui étaient préparés : la bile, la rate, les reins… Quant au sang purifié qui demeure, il pénètre les veines hépatiques et, de ces canaux, s’écoule vers la mamelle,