Le propos est que l’abandon, par beaucoup de gens, du recours au miel comme remède ne l’empêche nullement d’être une guérison ; de même, le fait que la plupart d’entre eux ne cherchent pas à guérir les maladies du cœur par le Coran ne retire rien à sa nature curative à leur égard. Il demeure un remède pour ce qui se cache au fond des poitrines, même si la majorité des malades n’y puise pas, comme l’a dit Allah : « Ô hommes ! Une exhortation vous est venue de votre Seigneur ; une guérison pour ce qui est dans les poitrines, une direction et une miséricorde pour les croyants. » (Yûnus, 57). Il a donc rendu l’exhortation et la guérison universelles, tandis qu’Il a réservé la direction et la miséricorde aux croyants (1). Ainsi, le Coran est en lui-même une guérison, qu’on le sollicite ou non.
Dans Son Livre, Allah n’a qualifié de « guérison » que le Coran et le miel ; ce sont donc les deux remèdes par excellence : le premier soigne les cœurs de leurs maladies — l’égarement, l’illusion, les doutes (2) et les passions —, et le second soigne les corps de nombre de leurs maux, de leurs humeurs déréglées et de leurs affections.
Durant mon séjour à La Mecque, j’ai moi-même été atteint de diverses maladies. Là-bas, nul médecin ni pharmacopée comme dans d’autres cités ; je me suis donc soigné au miel et à l’eau de Zamzam, et j’y ai constaté une guérison véritablement étonnante (3).
Réfléchis enfin à la manière dont Il — glorifié soit-Il — a affirmé que le Coran est, en soi, une guérison, et qu’Il a dit à propos