qui en ont connaissance ou y prêtent attention (1).
Sa reproduction, en réalité, ne relève d’aucune des deux hypothèses évoquées ; elle s’opère plutôt d’une manière prodigieusement étonnante. Quand l’abeille se rend au pâturage, elle prélève ces particules limpides qui se trouvent à la surface des feuilles — sur la rose, la fleur, l’herbe et autres plantes — : la rosée. Elle les aspire ; c’est là la matière première du miel. Puis elle compacte (2) les particules coagulées restées sur la feuille, les fixe à sa patte comme un petit grain de lentille, et elle remplit de cette pâte les alvéoles hexagonales demeurées vides de miel.
Vient alors son yaʿsûb (chef de la ruche) ; il se place devant sa demeure, commence par y souffler, puis il fait le tour de ces loges, de cellule en cellule, soufflant dans chacune d’elles. La vie y pénètre alors, par la permission d’Allah, elles s’animent et, par la permission d’Allah, il en sort de petits « oiseaux » (3).
Voilà l’un des signes et des prodiges que bien peu remarquent. Tout cela est le fruit de cette inspiration divine qui l’a gratifiée et dotée (4) de cette organisation, de ces déplacements, de ce moyen d’existence, de cette architecture et de cette reproduction.
Interroge donc le négateur égaré (5) : qui a inspiré à l’abeille son activité et implanté dans sa nature ce qui s’y trouve ? Qui lui a aplanit des voies faciles, dociles, qui ne se rebiffent (6) pas contre elle ni