les imiter, tant la chose leur serait impossible ?!
Contemple à présent le plumage du paon ; tu le vois tel le tissage d’une étoffe précieuse, composée de fils d’une extrême finesse (1), soudés les uns aux autres comme on rattache fil à fil, voire poil à poil. Lorsque tu écartes cette trame, elle s’ouvre peu à peu sans se déchirer, afin que l’air la pénètre et qu’elle allège (2) l’oiseau pendant son vol. Au centre de chaque plume se dresse un axe épais et robuste (3), sur lequel est tissé ce « tissu » (4) semblable à des cheveux, que la rigidité de cette hampe maintient en place ; c’est la tige médiane de la plume, creuse de surcroît, pour emprisonner l’air et soutenir l’oiseau.
Quelle « nature » recèlerait donc pareille sagesse, pareille science et pareille délicatesse ?!
Et même si tout cela relevait de la simple nature, comme ils le prétendent (5), ce serait encore l’un des indices les plus manifestes et des preuves les plus éclatantes de la puissance, de la science et de la sagesse de Celui qui l’a conçue et l’a faite être ; car la nature ne possède rien de tout cela par elle-même : elle ne le tient que de Celui qui l’a créée et façonnée.
Ainsi, ce que le négateur rejette n’est autre que l’un des signes et arguments (6) grâce auxquels la foi des croyants s’accroît encore. Tels sont les signes d’Allah : Il égare qui Il veut et guide qui Il veut.