, et il fut assisté par une chaleur interne logée dans ses entrailles, qui broie les grains et cuit la viande, si bien qu’il put se passer de la mastication.
La vigueur de cette chaleur se reconnaît à ce fait : les pépins du raisin sec et autres noyaux ressortent du ventre de l’être humain intacts, alors qu’ils sont entièrement broyés (1) dans l’estomac de l’oiseau au point de disparaître sans laisser de trace.
En outre, la Sagesse voulut qu’il ponde des œufs plutôt qu’il n’accouche, afin de ne pas être alourdi (2) pour le vol ; car si le petit devait rester porté en lui jusqu’à complète formation, ce poids l’alourdirait et l’empêcherait de s’élancer et de voler.
Considère encore la sagesse qui fait que l’oiseau libre, nageant (3) dans le ciel, reçoit l’inspiration de se contraindre volontairement, une semaine ou deux durant, à demeurer assis sur ses œufs, les couvant et supportant la gêne de l’immobilité ; puis, lorsque ses petits éclosent, il endure la peine de chercher sa nourriture, amasse les graines dans son jabot et les régurgite pour engorger ses oisillons (4), sans faire montre de réflexion ni de calcul (5) sur l’issue de ses actes, ni escompter de ses petits ce que l’homme espère de son enfant en termes de secours (6), de soutien et de perpétuation du nom.