Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

fait pas partie de celles (1) qui portent leur nourriture à la bouche avec la main (2), son mufle a donc été fendu par-dessous afin qu’elle puisse le poser (3) sur le fourrage puis le brouter ; on l’a en outre dotée de la jakhfala (la partie charnue de son museau qui, pour elle, tient lieu de lèvre humaine) afin qu’avec elle (4) elle puisse ramener vers elle ce qui se trouve aussi bien à portée qu’un peu plus loin.

L’utilité de la queue a dérouté certains, qui n’ont pas su la comprendre, alors qu’elle présente de nombreux avantages :

  1. Elle sert de plateau recouvrant l’anus et de couvercle protégeant ses parties intimes (5), qu’elle dissimule et abrite.

  2. La zone située entre l’anus et les flancs de l’animal exsude une moiteur (6) qui attire mouches et moustiques, lesquels le tourmentent ; c’est pourquoi sa queue lui tient lieu de chasse-mouches, d’éventail qui les repousse.

  3. L’animal trouve du soulagement à l’agiter et à la balancer à droite et à gauche ; en effet, tout son corps reposant sur ses quatre membres (7) et ses pattes étant occupées à porter ce poids sans pouvoir beaucoup se mouvoir ni se retourner, il puise dans le mouvement de sa queue détente et vivacité (8).

(1) Les manuscrits T et D lisent « mimma ». (2) Les manuscrits H et N portent : « falammā lam takun ad-dabbatu lā tatanaawal bi-yadihā ». (3) Le manuscrit D remplace par « litaqbid » (afin qu’elle puisse saisir). (4) C’est-à-dire : « tatanaawal » (prendre). Les manuscrits Q et N lisent « litataqam » ; T : « litakamam » ; R : « litakamqam ». (5) Al-hayaa ou al-haya désigne la vulve des quadrupèdes à sabots ou à onglons (cf. Lisân). (6) Il s’agit ici de la saleté. (7) Les manuscrits R et D portent « bi-asrihā » (dans son intégralité). (8) Terme omis dans D ; le manuscrit R lit « masrah ». Absent également de H, N et D. Dans Lisân (entrée nashr) : « an-nashra est la brise qui ranime l’animal après une longue torpeur, la moisissure et l’humidité… ».
ممَّن (١) تتناولُ طعامها بيدها (٢) جُعِل خَطْمُها مشقوقًا من أسفله لتضعَه (٣) على العَلَف ثمَّ تَقْضِمَه، وأُعِينَت بالجَحْفَلة ــ وهي لها كالشَّفَة للإنسان ــ لِتَقُمَّ (٤) بها ما قَرُبَ منها وما بَعُد. وقد أشكلَت منفعةُ الذَّنَب على بعض النَّاس ولم يهتدِ إليها. وفيها منافعُ عديدة: فمنها: أنه بمنزلة الطَّبَق على الدُّبر والغطاء على حَيَاها (٥)، يواريهما ويسترُهما. ومنها: أنَّ ما بين الدُّبر ومَرَاقِّ البطن من الدَّابَّة له وَضَرٌ (٦) يجتمعُ عليه الذُّبابُ والبعوض، فيؤذي الدَّابَّة، فجُعِل أذنابُها كالمَذَابِّ لها والمراوح تطردُ به ذلك. ومنها: أنَّ الدَّابَّة تستريحُ إلى تحريكه وتصريفه يمنةً ويسرة؛ فإنه لما كان قيامُها على الأربع بكلِّ جسمها (٧)، وشُغِلَت قدماها بحَمْل البدن عن التصرُّف والتقلُّب، كان لها في تحريك الذَّنَب راحةٌ ونَشْرَة (٨).
(١) (ت، د): «مما». (٢) (ح، ن): «فلما لم تكن الدابة لا تتناول بيدها». (٣) (ض): «لتقبض». (٤) أي: تتناول. وفي (ق، ن): «لتتقم». (ت): «لتقمم». (ر): «لتقمقم». (٥) الحَيَا والحياء: الفَرْجُ من ذوات الخُفِّ والظِّلف. «اللسان». (٦) وهو الوسَخ. (٧) (ر، ض): «بأسرها». (٨) مهملة في (د). (ر): «مسرة». وليست في (ح، ن، ض). وفي «اللسان» (نشر): «النَّشرةُ والنسيمُ الذي يحيي الحيوانَ إذا طال عليه الخُمُوم والعفنُ والرُّطوبات ... ».

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies