si bien qu’il convenait dès lors que cet oiseau fût dépêché vers le meurtrier parmi les deux fils d’Adam plutôt que n’importe quel autre ; c’était comme l’image de son ṭâʾir (le fardeau de ses œuvres) que l’on avait fixé à son cou et qui, issu de son acte, était venu voleter autour de lui.
Ne crois pas que l’envoi du corbeau se soit produit par hasard, dépourvu de sagesse ; si la raison de cette sagesse t’échappe, ne la renie pas. Sache que le voile qui la recouvre procède de sa subtilité et de sa noblesse, et qu’Allah – exalté soit-Il – détient, dans ce qu’Il dissimule aux hommes, des sagesses éclatantes (1) qui aboutissent aux plus louables finalités.
Section (2)
Considère ensuite l’extraordinaire sagesse qui se manifeste dans la conformation de la tête de la monture : tu remarques que ses deux yeux font saillie vers l’avant, de sorte qu’elle discerne ce qui se trouve devant elle mieux qu’aucune autre créature. Elle veille ainsi sur sa propre sécurité et sur celle de son cavalier, évitant de heurter un mur ou de basculer dans une fosse. Ses yeux ont donc été placés, comme ceux de l’homme droit, parce qu’elle lui sert d’éclaireur. Sa bouche, quant à elle, a été fendue (3) sous le museau (4) afin qu’elle puisse mordre et saisir le fourrage ; si, au contraire, elle se trouvait à l’extrémité du museau, comme la bouche de l’homme est placée à l’avant du menton (5), elle serait incapable de prendre quoi que ce soit à même le sol.
Ne vois-tu pas que l’être humain ne saisit pas sa nourriture avec la bouche, mais avec la main ? Or, comme la bête ne