le déplacer et d’employer mille ruses pour en écarter la nuisance ; aussi ont-ils été privés de l’instinct qu’Allah a insufflé aux bêtes farouches, tels les fauves.
Réfléchis donc à cette affaire qui déconcerte les fils d’Adam et aux solutions qu’ils y apportent : vois comment cet instinct a été mis à demeure chez les animaux et comment les hommes, eux, l’ont appris d’un oiseau !
Médite encore la sagesse qu’il y a dans le fait qu’Allah, exalté soit-Il, ait envoyé au fils d’Adam un corbeau – oiseau dont le nom même annonce l’éloignement, ghurba (l’exil), du meurtrier loin de son frère, son bannissement de la miséricorde d’Allah, son isolement auprès de son père et de sa famille (1) et la répulsion mutuelle qui s’ensuit. Le corbeau appartient en effet aux oiseaux dont les hommes se détournent, dont le croassement les effarouche ; pourtant Allah envoya précisément cet oiseau, qui se fit pour l’homme maître et précepteur tandis que celui-ci devint l’élève en quête d’indication.
Ne t’étonne donc pas de la sagesse de ce domaine ni du lien qui rattache les êtres à leurs noms ; le Prophète ﷺ a dit : « Lorsque vous m’envoyez un courrier, choisissez-le de beau nom et de beau visage. » (2) Il s’enquérait du nom de la contrée lorsqu’il y faisait halte (3) et du nom du messager qui se présentait à lui (4) ; et lorsque