, imputable aux copistes, j’ai osé le corriger dans le corps du texte et j’ai signalé en note la leçon portée par les manuscrits. Quand la lecture transmise pouvait, à la rigueur, se défendre, mais qu’il en existait une version plus solide, je l’ai laissée telle quelle dans le texte, tout en indiquant en marge ce qui me paraissait plus conforme à l’exactitude. Ainsi – comme tu le constates – je t’ai présenté, dans les deux cas, l’état réel des copies manuscrites, afin que tu puisses juger par toi-même.
J’ai tiré le plus grand profit de la confrontation des passages cités par l’auteur avec leurs sources : elle a révélé la bonne lecture en bien des endroits, préservé le texte des altérations, et j’ai consigné les variantes importantes lorsqu’il y avait divergence. Lorsque la citation était longue, je l’ai désignée par des sigles, comme je l’ai fait pour les ouvrages Dalāʾil al-iʿtibār, Tawḥîd al-Mufaḍḍal, al-Muqābasāt, et d’autres encore.
Pour débrouiller bien des tournures, vocables et termes techniques problématiques, je me suis appuyé sur l’usage qu’en fait l’auteur dans ses autres livres, sur les passages où l’on pouvait en attendre la solution, ainsi que sur les écrits des savants.
Je me suis également servi de la première édition de l’ouvrage, publiée à l’Imprimerie al-Saʿāda, au Caire, en 1323 H, que je désigne par la lettre (Ṭ). Elle reposait sur le manuscrit de la bibliothèque Qâdiriyya – décrit plus haut – et sur un second manuscrit turc dont la provenance n’a pas été précisée ; je pense d’ailleurs que l’éditeur a procédé à une révision critique du texte.
J’ai fourni de brèves notices pour certains personnages lorsque j’ai estimé que leur biographie aiderait le lecteur à comprendre et à situer le propos ; j’ai fait de même pour les lieux et les régions mentionnés.
Autant que possible, j’ai référencé les hadiths remontant au Prophète, les traditions, les propos et les pièces de poésie ; je ne me suis pas chargé d’apprécier la solidité des chaînes de transmission des récits qui ne remontent pas au Prophète, sauf pour ceux que