sur elles tant qu’elles vivent, sans qu’elles aient besoin de les remplacer ; elles ont encore reçu des outils et des armes grâce auxquels elles se protègent, tout cela afin que la sagesse voulue à leur sujet et par leur entremise soit pleinement réalisée (1).
Quant à l’homme, il est ingénieux et possède une main faite pour le travail ; celle-ci file et tisse (2). Il se procure donc son vêtement et le renouvelle selon les circonstances, ce qui lui apporte des bienfaits multiples (3) :
– Il peut se délasser en retirant son habit quand il le souhaite et le remettre à son gré, à la différence de celui qui est contraint de porter en permanence sa tenue.
– Il se choisit diverses parures pour l’été et d’autres pour l’hiver ; le vêtement d’été ne convient pas à l’hiver, pas plus que celui d’hiver ne sied à l’été. Il adopte donc, à chaque saison, l’habit qui lui est approprié (4).
– Il les adapte à son goût et à sa volonté.
– Il savoure la variété des habits comme il savoure celle des mets ; son vêtement a donc été voulu multiple et soumis à son choix, tout comme sa nourriture. Ainsi se revêt-il, à sa guise, d’étoffes tirées des végétaux (5), tantôt de coton, de lin, et de