Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

sur elles tant qu’elles vivent, sans qu’elles aient besoin de les remplacer ; elles ont encore reçu des outils et des armes grâce auxquels elles se protègent, tout cela afin que la sagesse voulue à leur sujet et par leur entremise soit pleinement réalisée (1).
Quant à l’homme, il est ingénieux et possède une main faite pour le travail ; celle-ci file et tisse (2). Il se procure donc son vêtement et le renouvelle selon les circonstances, ce qui lui apporte des bienfaits multiples (3) :
– Il peut se délasser en retirant son habit quand il le souhaite et le remettre à son gré, à la différence de celui qui est contraint de porter en permanence sa tenue.
– Il se choisit diverses parures pour l’été et d’autres pour l’hiver ; le vêtement d’été ne convient pas à l’hiver, pas plus que celui d’hiver ne sied à l’été. Il adopte donc, à chaque saison, l’habit qui lui est approprié (4).
– Il les adapte à son goût et à sa volonté.
– Il savoure la variété des habits comme il savoure celle des mets ; son vêtement a donc été voulu multiple et soumis à son choix, tout comme sa nourriture. Ainsi se revêt-il, à sa guise, d’étoffes tirées des végétaux (5), tantôt de coton, de lin, et de

(1) Les manuscrits Q, T et D lisent : « laha » (« pour elle »). (2) Le manuscrit Ḍ indique : « fa-huwa yagzilu wa yansiju » (« il file et tisse »). (3) Les manuscrits R et Ḍ précisent au début : « Parmi cela : il se consacre à la fabrication du vêtement plutôt qu’à des futilités ou à ce que la stricte nécessité lui dicterait. » Cette remarque revient ailleurs dans le Dalâʾil, et l’on ignore pourquoi Ibn al-Qayyim l’a omise partout. (4) Les manuscrits N et Ḥ portent : « kiswatu muwâfiqa » (« un vêtement adéquat »). (5) Les copies de base donnent : « ath-thiyāb » (« les habits »), leçon fautive.
عليها ما بَقِيَت لا تحتاجُ إلى الاستبدال بها، وأُعطِيَت آلةً وأسلحةً تحفظُ بها أنفسَها، كلُّ ذلك لتتمَّ الحكمةُ التي أُريدت بها (١) ومنها. وأمَّا الإنسانُ فإنه ذو حيلةٍ وكفٍّ مهيَّأةٍ للعمل؛ فهي تغزلُ وتنسجُ (٢)، ويتَّخذُ لنفسه الكسوةَ ويستبدلُ بها حالًا بعد حال، وله في ذلك صلاحٌ من جهاتٍ عديدة (٣): منها: أن يستريحَ إذا خَلَع كسوتَه إذا شاء ويلبسها إذا شاء، ليس كالمضطرِّ إلى حمل كسوة. ومنها: أنه يتَّخذُ لنفسه ضروبًا من الكسوة للصَّيف وضروبًا للشتاء؛ فإنَّ كسوة الصَّيف لا تليقُ بالشتاء وكسوةَ الشتاء لا تليقُ بالصَّيف، فيتَّخذُ لنفسه في كلِّ فصلٍ كسوةً تناسبُه (٤). ومنها: أنه يجعلُها تابعةً لشهوته وإرادته. ومنها: أنه يتلذَّذُ بأنواع الملابس كما يتلذَّذُ بأنواع المَطاعِم، فجُعِلَت كسوتُه متنوِّعةً تابعةً لاختياره كما جُعِلَت مطاعمُه كذلك، فهو يكتسي ما شاء من أنواع الملابس المتَّخَذة من النبات (٥) تارةً كالقُطن والكَتَّان، ومن
(١) (ق، ت، د): «لها». (٢) (ض): «فهو يغزل وينسج». (٣) أول تلك الجهات في (ر، ض): «من ذلك: أنه يشتغل بصنعة اللباس عن العبث وما تخرجه إليه الكفاية». وقد وردت هذه الحكمة في مواضع وسياقات أخرى من كتاب «الدلائل»، ولا أدري لِمَ أسقطها ابن القيم من جميعها. (٤) (ن، ح): «كسوة موافقة». (٥) في الأصول: «الثياب». تحريف.

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