propre à son espèce, afin que soit assuré le dispositif garantissant la pérennité de la descendance.
Section (1)
Considère ensuite comment les corps des bêtes ont été revêtus d’une enveloppe de poil, de duvet ou de laine, comment les oiseaux ont reçu des plumes, et comment certains animaux ont été cuirassés d’une peau d’une extrême dureté, telle la tortue, tandis que d’autres portent des piquants semblables à des lances ; tout cela est parfaitement ajusté à leur besoin de se préserver de la chaleur, du froid et de l’ennemi qui cherche à leur nuire.
Parce qu’elles n’ont pas la capacité de se façonner des vêtements, de se confectionner une tenue ou des armes, ces créatures ont reçu un habit et une armure qui ne les quittent jamais, ainsi que des instruments et des armes grâce auxquels elles repoussent l’agression (2).
Elles ont encore été pourvues d’onglons, de coussinets et de sabots, puisqu’elles sont dépourvues de chaussures ; leur chaussure et leur outre les accompagnent. Le cheval, le mulet et l’âne ont été spécialement dotés de sabots, car ils ont été créés pour la course et l’élan ; ces mêmes sabots leur servent également d’armes quand ils se défendent de leur adversaire, à la place des cornes (3), des griffes, des crocs ou des serres.
Médite donc sur cette délicatesse et cette sagesse : ce sont des bêtes muettes, sans raison, sans paumes ni doigts aptes au travail ou à la défense ; elles n’ont aucune part aux activités des hommes, telles que le tissage, le filage ou l’ingénieuse fabrication. C’est pourquoi leur vêtement fait partie intégrante de leur création, demeurant