Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

de ses membres porteurs (1) et s’appuie sur l’autre ; ainsi, celui qui ne possède que deux membres porteurs en déplace un et prend appui sur l’autre, tandis que celui qui en a quatre en déplace deux et se repose sur les deux autres. Tout cela se fait en alternance ; car, s’il déplaçait simultanément les deux membres d’un même côté en s’appuyant sur les deux membres de l’autre côté, il ne garderait plus aucun contact avec le sol au moment où il soulèverait ses membres, et sa marche deviendrait un bondement comparable aux sauts de l’oiseau (2). Une telle démarche le blesserait et l’épuiserait en raison du poids de son corps, à la différence de l’oiseau. C’est d’ailleurs pourquoi, lorsqu’un homme marche ainsi ne fût-ce qu’un court instant, il s’éreinte et en souffre, contrairement à sa démarche naturelle pour laquelle il a été façonné (3).

La sagesse a donc décrété qu’il commence par lever la patte droite de devant avec la patte gauche de derrière, laissant au sol la patte gauche de devant et la patte droite de derrière, puis qu’il déplace ensuite l’autre paire (4) de la même manière ; c’est là la façon de marcher la plus aisée et la moins pénible pour l’animal.

Section (5)

Réfléchis ensuite à la sagesse parfaite qui a fait des dos des bêtes de somme une surface plane (6), semblable à un toit posé sur les piliers que sont leurs membres porteurs ; ainsi l’on peut les monter aisément et la charge y demeure stable. Il en alla toutefois autrement pour le chameau : son dos fut rendu bombé, voûté comme une coupole (7), parce qu’il possède une force singulière et transporte de très lourdes charges ; or les voûtes supportent davantage que les toits plats, au point que

(1) Les manuscrits H et N portent : « yantaqilu bi-baʿḍi qawāʾimihi », lecture corrompue. (2) Les manuscrits H, Q, N et T proposent : « naqra ka-naqri ṭ-ṭāʾir » (avec ḥāʾ sans point), lecture fautive. (3) Variante : H lit « ʿuni lahu » ; N : « yuʿnā lahu ». (4) Le manuscrit T donne « al-ākhiratayn ». (5) Références : al-Dalāʾil wa-l-Iʿtibār, p. 29 ; Tawḥīd al-Mufaḍḍal, p. 58. (6) Le manuscrit H lit « mutasaṭṭiḥa ». (7) Il s’agit du ṭāq : arc dont les parties sont reliées en forme de voûte ; cf. al-Muʿjam al-Wasīṭ.
قوائمه (١) ويعتمدُ على بعض، فذو القائمتين ينقلُ واحدةً ويعتمدُ على الأخرى، وذو الأربع ينقلُ اثنتين ويعتمدُ على اثنتين، وذلك مِنْ خلافٍ؛ لأنه لو كان ينقلُ قائمتين من جانبٍ ويعتمدُ على قائمتين من الجانب الآخر لم يثبُت على الأرض حال نقله قوائمَه، ولكان مشيُه نَقْزًا كنَقْز الطَّائر (٢)، وذلك مما يؤذيه ويتعبُه؛ لثِقَل بدنه، بخلاف الطَّائر، ولهذا إذا مشى الإنسانُ كذلك قليلًا أجهَده وشَقَّ عليه، بخلاف مشيه الطبيعيِّ الذي هُيِّئ له (٣). فاقتضت الحكمةُ تقديمَ نقل اليمنى من يديه مع اليسرى من رجليه، وإقرارَ يسرى اليدين ويمنى الرِّجلين، ثمَّ نَقْلَ الأخريَيْن (٤) كذلك، وهذا أسهلُ ما يكونُ من المشي وأخفُّه على الحيوان. فصل (٥) ثمَّ تأمَّل الحكمةَ البالغة في أن جَعَل ظهورَ الدَّوابِّ مسطَّحةً (٦) كأنها سقفٌ على عَمَد القوائم؛ ليتهيَّأ ركوبها وتستقرَّ الحمولةُ عليها، ثمَّ خُولِفَ هذا في الإبل فجَعَل ظهورَها مسنَّمةً معقودةً كالقَبْو (٧)؛ لِمَا خُصَّت به من فضل القوَّة وعِظَم ما تحملُه، والأقْباءُ تحملُ أكثر مما تحملُ السُّقوف، حتى
(١) (ح، ن): «ينتقل ببعض قوائمه». تحريف. (٢) (ح، ق، ن، ت): «نقرا كنقر الطائر»، بالمهملة. وهو خطأ. (٣) (ح): «عني له». (ن): «يعنى له». (٤) (ت): «الأخيرتين». (٥) «الدلائل والاعتبار» (٢٩)، «توحيد المفضل» (٥٨). (٦) (ح): «متسطحة». (٧) وهو الطاقُ المعقود بعضُه إلى بعض في شكل قوس. «المعجم الوسيط».

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies