lorsque les oisillons sont devenus autonomes, par miséricorde envers les mères, afin qu’elles puissent désormais vaquer à leurs propres affaires (1). Car si cette sollicitude demeurait en elles, elle leur nuirait et les détournerait de leur subsistance, surtout étant donné l’importante quantité de nourriture qu’exigent leurs petits. C’est donc par compassion pour les oisillons qu’Il a déposé en elles la tendresse, l’altruisme et la miséricorde, et c’est encore par compassion pour les mères qu’Il la leur a retirée une fois les petits sevrés !
Peut-on alors prétendre que tout cela advient sans la direction d’un Ordonnateur sage, sans Sa sollicitude ni Sa bienveillance ?
Les preuves de Sa seigneurie se sont dressées, les arguments de Sa divinité se sont manifestés, les témoignages de Sa sagesse et les signes de Sa puissance foisonnent ; la raison ne saurait les renier (2). Il ne s’agit que de l’entêtement verbal d’un négateur ingrat. « Y a-t-il un doute au sujet d’Allah, Créateur des cieux et de la terre ? » [Ibrâhîm : 10].
Le doute ne concerne que ce dont les indices sont dissimulés et les preuves équivoques ; quant à Celui dont chaque réalité sensible ou intelligible comporte un signe – et même des signes – qui Le désigne (3), attestant qu’Il est Allah, qu’il n’est de dieu que Lui, le Seigneur des mondes, comment pourrait-on nourrir la moindre hésitation à Son sujet ?
Section (4)
Considère ensuite la sagesse profonde qui se manifeste dans les membres porteurs des animaux : il a été décrété qu’ils soient pairs et non impairs – deux ou quatre – afin que l’animal puisse marcher et se déplacer, ce qui réalise son intérêt. S’ils étaient impairs (5), cela serait impossible, car celui qui marche transfère une partie