et Il a cantonné leurs esprits à la seule apparence du savoir touchant la vie d’ici-bas, tandis qu’ils demeurent distraits de l’Au-delà, tant est grande la bassesse, la vilenie et l’insignifiance de ces intelligences, incapables de Le connaître, de connaître Ses noms et Ses attributs, de pénétrer les secrets de Sa religion et de Sa loi. La grâce se trouve dans la main d’Allah : Il l’accorde à qui Il veut, et Allah est le Détenteur d’une immense faveur.
Il s’agit là d’un domaine dans lequel les créatures n’accéderont jamais à quoi que ce soit de comparable à ce qui leur en demeure caché ; le savoir des premiers et des derniers, à ce sujet, n’est que le coup de bec d’un oiseau dans l’océan. Pourtant, cela ne justifie ni de s’en détourner ni de désespérer : l’homme sensé se sert de ce qui lui en est apparu pour s’orienter vers (1) ce qui reste voilé.
Section (2)
Considère ensuite les petits (3) des quadrupèdes : tu les vois suivre leur mère tout en se suffisant à eux-mêmes ; ils n’ont pas besoin d’être portés ni élevés comme le sont les enfants des hommes. C’est que (4) leurs mères ne disposent pas, comme les mères humaines, de moyens d’éducation, de tendresse, de douceur, ni d’instruments connexes ou distincts (5) ; aussi le Très-Subtil, le Parfaitement Informé, leur a-t-Il octroyé, presque aussitôt après la naissance, la faculté de se lever et de subvenir par elles-mêmes à leurs besoins.