— en raison de sa nocivité, de son agressivité (1) et de sa malfaisance ; or celui qui se nourrit devient semblable à ce dont il se nourrit (2). Si donc l’homme se repaissait de ces bêtes, il imprégnerait son caractère de leur agressivité et de leur malfaisance, au point de leur ressembler ; c’est pourquoi la communauté s’est vu interdire de les manger.
Il ne leur a toutefois pas interdit la hyène, bien qu’elle possède des crocs, car aucune nation ne la range parmi les fauves ; l’interdiction ne visait que ce qui réunit les deux traits : être pourvu de crocs et appartenir aux fauves (3).
Et l’on ne saurait objecter : « L’argument tomberait si l’on trouvait un fauve dépourvu de crocs », car une telle créature n’a jamais existé.
Que les bénédictions et la paix d’Allah soient accordées à celui à qui furent octroyées les paroles concises, qui clarifia les jugements et distingua le licite de l’illicite.
Contemple donc la sagesse d’Allah — exalté soit-Il — dans Sa création comme dans Sa législation : tu trouveras que la source de tout cela est une sagesse parfaite dont l’ordre ne se dérègle ni ne se brise (4) et ne sera jamais prise en défaut.
Parmi les hommes, certains ont une part de la contemplation de la sagesse des prescriptions plus grande que de celle de la création ; ce sont l’élite des serviteurs, ceux qui ont compris, de la part d’Allah, Son commandement et Sa religion, et qui ont su