et qu’en est-il de son devenir ultime ?! Car si l’être humain devait exécuter lui-même les travaux et supporter les charges que supportent les bêtes, il serait distrait de bien des occupations : pour remplacer un seul chameau, il lui faudrait plusieurs hommes (1) afin de porter les fardeaux et le chargement, ce qu’ils seraient incapables d’accomplir. Leur temps serait alors entièrement absorbé et ils seraient détournés de leurs propres intérêts. Aussi Allah les a-t-Il secourus par ces animaux, auxquels Il a, de surcroît, attaché d’innombrables utilités connues de Lui seul : nourriture et boisson, remèdes, vêtements et effets, outils et récipients, monture et labour, sans compter de multiples autres avantages, ainsi que la beauté qu’ils ajoutent.
Section (2)
Considère ensuite la sagesse qui préside à la création des organes de préhension chez les êtres vivants, l’homme comme les autres :
L’homme, créé pour assumer des métiers tels que la construction, la couture, l’écriture, la menuiserie (3) et bien d’autres encore, a reçu une paume circulaire et plate, dotée de doigts grâce auxquels il peut saisir et relâcher, plier et déplier, assembler et séparer, rapprocher une chose de son semblable.
Quant à l’animal dépourvu de raison, n’ayant pas été destiné à ces métiers, il n’a pas reçu de telles paumes ni de tels doigts. Mais, puisque la subsistance de certains — les fauves, par exemple — dépend de la chasse, il leur a été donné des pattes fines, compactes, pourvues de griffes acérées, propres à saisir la proie mais inadaptées aux métiers manuels.