Pose donc la question au négateur : qui les a ainsi inspirées, qui les y a guidées, qui les en a informées ? Serait-il concevable que tout cela provienne d’un autre qu’un Disposant puissant et sage, d’un décret émanant d’un Tout-Puissant, Omniscient, d’un Subtil, Parfaitement Informé dont la sagesse saisit les intelligences, tandis que les natures innées attestent – grâce à ce qu’Il y a déposé pour Le faire connaître – qu’Il est Allah, nul dieu en dehors de Lui, le Créateur, l’Inventeur, le Formateur, Lui seul digne d’adoration ; car, s’il existait dans Ses cieux et sur Sa terre une autre divinité que Lui, les cieux et la terre seraient corrompus et l’ordre du royaume serait rompu ? Gloire à Lui ; Il est infiniment exalté au-dessus de ce que disent les injustes et les négateurs.
Peut-être diras-tu encore : « À quoi bon toutes ces plantes disséminées dans les déserts, les solitudes et les montagnes sans âme qui vive ? » Tu t’imagines qu’il s’agit d’un surplus inutile, dépourvu de motif ou d’avantage. Tel est pourtant le terme de ta raison et la limite de ton savoir. Que de sagesses et de signes, cependant, y a-t-il pour Celui qui les a créées et façonnées : nourriture des bêtes sauvages, des oiseaux et des animaux dont les demeures, au-dessous comme au-dessus de la terre, échappent à ton regard ! C’est comme une table que Dieu a dressée pour ces bêtes, ces oiseaux et ces animaux : ils y prennent leur suffisance, et il en reste encore, tout comme l’abondante subsistance qui demeure après le départ de l’hôte, preuve de l’immense largesse, de la parfaite richesse et de la profusion de bienfaits du Maître de la nourriture.
Section (1)
Considère ensuite la sagesse sublime qui se manifeste dans le fait qu’Allah – exalté soit-Il – ait doté les bêtes de troupeau d’ouïe et de vue, afin qu’elles puissent atteindre leurs propres intérêts et que l’homme puisse pleinement bénéficier d’elles ; si elles étaient aveugles et sourdes, il lui serait impossible d’en tirer profit.
Puis Il les a privées de la raison dont l’homme dispose (2), afin que celui-ci puisse les assujettir et les conduire