d’un pays à l’autre ; si l’on avait dû les convoyer par voie terrestre, le coût du transport eût été démesuré et bien des intérêts des hommes s’en seraient trouvés compromis.
Section (1)
Considère ensuite l’action de ces simples et de ces remèdes qu’Allah fait surgir de la terre, ainsi que la propriété particulière qu’Il a conférée à chacun pour accomplir tel ou tel effet bienfaisant :
– Tel médicament s’enfonce jusqu’aux articulations pour en extraire les humeurs épaisses qui, retenues, deviendraient mortelles ; tel autre évacue la bile noire, tel autre encore la bile jaune.
– Celui-ci dissout les tumeurs ; celui-là apaise l’agitation et l’anxiété ; un autre provoque le sommeil et le rétablit lorsqu’il fait défaut.
– Tel allège le corps quand il se sent pesant ; tel réjouit le cœur lorsque les soucis (2) s’accumulent.
– L’un clarifie et déloge le flegme, un autre aiguise la vue, un autre parfume l’haleine.
– Celui-ci calme l’ardeur sexuelle, celui-là la stimule ; tel rafraîchit la chaleur et l’éteint, tel autre combat la froideur et suscite la chaleur.
– L’un neutralise les méfaits d’autres remèdes ou aliments ; un autre, par sa propre qualité, contrebalance celle d’un second : leurs deux tempéraments se compensent et la complexion s’en trouve rétablie.
– Tel étanche la soif ; tel disperse et dissipe les vents épais (3) ; tel donne à la carnation éclat et fraîcheur.
– L’un accroît les tissus du corps en l’enveloppant d’embonpoint, l’autre les réduit.
– Celui-ci tanne (4) l’estomac, celui-là le nettoie et le lave.
Ainsi, pour chaque besoin, un remède adapté a été déposé dans la création, témoignage manifeste de la sagesse du Créateur.