au raisin et procure des avantages plus larges à ses habitants, comme c’est le cas à Médine (1), dans tout le Ḥiǧāz et en Irak ; à l’inverse, la vigne, dans son terroir naturel et le pays où elle règne, demeure supérieure, plus profitable et plus utile à ses gens, tels la Syrie, les régions montagneuses et les contrées froides où le palmier ne prend pas (2).
Un jour, je me trouvais dans une assemblée à La Mecque — qu’Allah la couvre de noblesse — où siégeaient quelques notables de la ville. La question fut abordée (3) et certains des présents se lancèrent dans de longues louanges du palmier et de ses bienfaits. Au cours de son exposé, l’un d’eux déclara : « Il suffit, pour prouver sa supériorité, de constater que nous achetons du raisin avec ses noyaux ; comment le fruit dont le noyau sert de prix à l’autre pourrait-il être moins excellent ?! » (4).
Un autre intervenant ajouta : « Le Prophète ﷺ a tranché la controverse et l’a réglée en interdisant d’appeler la vigne karm, disant : “Al-karm, c’est le cœur du croyant.” (5) Quelle preuve pourrait être plus claire ? » Et ils se mirent à insister avec force sur cet argument.