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la permanence de son « vêtement » et de son ornement : ses palmes ne tombent ni en été ni en hiver ; de même, le croyant ne se départ jamais du vêtement de la piété ni de sa parure jusqu’à ce qu’il se présente devant son Seigneur, exalté soit-Il.
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la facilité avec laquelle on cueille son fruit : lorsqu’elle est basse, le ramasseur n’a même pas besoin d’y grimper, et lorsqu’elle est haute, y monter reste bien plus aisé que d’escalader les autres grands arbres ; on dirait que des échelons (1) et des degrés ont été disposés jusqu’à son faîte. Ainsi, la générosité du croyant est simple et proche pour qui veut en profiter, sans peine (2) ni mesquinerie.
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Son fruit est l’un des plus utiles qui soient : on le consomme frais, comme un fruit juteux (3), ou sec, comme une friandise ; il tient lieu à la fois de nourriture de base, de condiment et de dessert. On en tire du vinaigre, du nâtif (4) et diverses confiseries ; il entre encore dans la composition de remèdes et de boissons, et l’utilité qu’on en retire – tout comme du raisin – surpasse celle de toute autre production.
Les gens ont d’ailleurs divergé pour savoir lequel des deux, datte ou raisin, est le plus profitable et le meilleur. Al-Jâḥiẓ a consacré un volume entier (5) à arbitrer cette question, exposant longuement les arguments et les motifs de préférence des deux camps.
La conclusion du débat est que, dans son terroir naturel et dans le pays où il règne, le palmier-dattier est préférable à