Section (1)
Considère ensuite la sagesse qui se manifeste dans les grains (2) – blé, orge et autres céréales : vois comme le grain apparaît peu à peu, enchâssé dans des enveloppes, coiffé d’effilées pointes semblables à des fers de lance. Ainsi les bataillons d’oiseaux ne peuvent ni le saccager ni s’en jouer ; car si le grain se trouvait à découvert, sans coque (3) ni protection pour le défendre, ils s’en empareraient sans aucune entrave, le gâteraient, le disperseraient, se jetteraient dessus et en mangeraient autant qu’ils le pourraient, tandis que les cultivateurs seraient incapables de les en détourner.
C’est donc le Très-Subtil, le Parfaitement Connaisseur, qui a placé sur lui ces remparts afin de le préserver ; l’oiseau n’en prend que la ration nécessaire à sa subsistance, tandis que la plus grande part revient à l’être humain, qui y a meilleur droit, puisqu’il est celui qui a peiné et peiné encore pour l’obtenir (4), et parce que son besoin est de beaucoup supérieur à celui des oiseaux.
Section (5)
Contemple ensuite l’admirable sagesse que recèlent ces arbres : chaque année tu les vois porter puis déposer leur fruit ; ils sont donc sans cesse en état de gestation et d’enfantement.
Lorsque leur Seigneur les autorise à concevoir, la chaleur naturelle se retient (6) en leur sein et s’y dissimule, de sorte que la gestation se réalise au moment qui leur est imparti ; et ce moment