indifférent à la portée démonstrative qu’elles recèlent. Section (1)
Considère ensuite ce rendement (2) et cette croissance qu’Allah a conférés aux cultures : il se peut qu’un seul grain fasse pousser jusqu’à sept cents grains (3), sans jamais se contenter d’en produire un seul semblable. Ainsi la récolte offre-t-elle une marge suffisante pour ce qu’on rendra à la terre comme semence, tout en couvrant les besoins des gens et en nourrissant le cultivateur jusqu’à la prochaine moisson. La culture rapporte donc ce surplus afin de pourvoir à ce qui est nécessaire tant pour la subsistance que pour le réensemencement.
Il en va de même des fruits des arbres et des palmiers, ainsi que des rejets qui poussent autour d’un même tronc : de la sorte, ce que les hommes en coupent (4) et emploient à leurs divers usages est remplacé, de sorte que la ressource ne s’éteint ni ne diminue.
Suppose qu’un gouvernant veuille mettre en valeur un territoire : il fournirait à ses habitants la semence qu’ils auront à y répandre (5) et de quoi subsister jusqu’à la maturité des cultures. De même, la sagesse du Très-Subtil, du Parfaitement Connaisseur, a voulu que d’un seul grain sortent de nombreux grains, afin que la production nourrisse les hommes et qu’ils en mettent une partie de côté pour de futures semailles.