Et parfois encore, Il parle d’elles en les qualifiant d’un tasbîḥ propre à certains moments plutôt qu’à d’autres, comme au déclin et à l’aube éclatante ; crois-tu donc que leur indication de l’Artisan ne se produirait qu’à ces deux instants ?!
En somme, l’inanité de cet avis est pour les clairvoyants plus évidente que ne le seraient les preuves destinées à l’infirmer ; louange à Allah.
Section (1)
Considère ensuite Sa sagesse, exalté soit-Il, lorsqu’Il a déposé (2) les pépins et les noyaux au cœur du fruit, et les multiples sagesses et bienfaits que cela recèle. Parmi ceux-ci : le noyau tient pour le fruit le rôle que l’os tient pour le corps de l’animal ; grâce à sa solidité, il soutient la mollesse, la finesse et la délicatesse de la pulpe. Sans lui, celle-ci se fendirait (3), se dissoudrait et la corruption s’y propagerait rapidement. Le noyau est donc à la pulpe ce que l’ossature est à la chair qu’Allah revêt d’os.
Il y a encore, dans cette disposition, la préservation et la pérennité de la semence : il se peut qu’un arbre ou même toute une espèce disparaisse ; Allah y a donc créé ce qui peut la suppléer lorsqu’elle se trouve anéantie, à savoir le noyau qu’on plante et qui redonne un arbre semblable (4).
Autre sagesse : ces grains constituent une nourriture pour les animaux, et l’on y trouve maints profits, huiles, remèdes, colorants et bien d’autres utilités que les hommes (5) apprennent à en tirer, tandis que ce qui leur demeure caché est encore plus considérable.