Il se peut toutefois que ton voile soit si épais que tu t’imagines (1) que leur tasbîḥ ne consiste qu’en l’indication qu’elles donnent de leur Créateur (2). Sache que cette opinion se révèle infondée sous plus de trente aspects, dont nous avons exposé l’essentiel ailleurs (3).
Dans quelle langue, en effet, qualifierait-on la simple indication de l’Artisan de tasbîḥ (glorification), de prosternation (sujûd), de prière (ṣalât), de taʾwīb (chant de louange) ou d’abaissement par crainte, comme le Très-Haut l’énonce dans Son Livre ?
Tantôt, Il les décrit par le tasbîḥ ; tantôt par la prosternation ; tantôt par la prière, comme dans Sa parole : « … ainsi que les oiseaux, ailes déployées : chacun connaît certes sa prière et sa glorification » (An-Nûr, 41). Crois-tu vraiment que le sens de ce verset serait : « chacun, Allah connaît le signe qu’il donne de Lui » ? Qu’Il aurait nommé ce simple indice « prière » et « tasbîḥ », les distinguant puis les reliant l’un à l’autre ?
D’autres fois, Il les évoque sous le terme de taʾwīb, comme dans Sa parole : « Ô montagnes, faites écho avec lui » (Sabaʾ, 10).