de l’arbre, le fruit se gâte et l’on n’en retire aucun profit.
Considère encore comment ces feuilles ont été faites protection de l’emplacement — si fragile (1) — où se forme le fruit contre l’aridité ; puis, lorsque le fruit a disparu, le feuillage demeure pour préserver ces jeunes rameaux délicats de la chaleur, jusqu’au moment où cette braise solaire s’éteint et que leur nudité ne leur nuit plus : alors ils en sont dépouillés (2) pour se revêtir d’un habit neuf, plus beau que le précédent.
Béni soit Allah, le Seigneur des mondes, qui connaît l’endroit où tombent (3) chacune de ces feuilles comme celui d’où elles surgissent : aucune ne sort sans Sa permission, aucune ne chute sans qu’Il en ait pleine science. Pourtant, si les serviteurs pouvaient, malgré leur multitude et leur variété, les voir glorifier leur Seigneur (4) de concert avec les fruits, les rameaux et les arbres, ils découvriraient une tout autre splendeur, contempleraient leur création d’un œil nouveau, sauraient qu’elles ont été façonnées pour une haute finalité (5) et non point en vain.
Allah — exalté soit-Il — a dit : « L’étoile rampante et l’arbre se prosternent » (Ar-Rahmân, 6). L’« étoile » désigne la plante dépourvue de tige, tandis que l’« arbre » est celle qui en possède une (6) ; toutes se prosternent devant Allah et célèbrent Sa louange : « Il n’est rien qui ne célèbre Sa louange, mais vous n’en comprenez pas la glorification ; Il est certes Plein de mansuétude, Pardonneur » (Al-Isrâ’, 44).