émerveille quiconque l’observe. Il en est de grosses, qui se prolongent en longueur comme en largeur, et d’autres, plus fines, qui s’infiltrent entre ces premières, tissées en une trame délicate et fascinante. Si les hommes devaient, de leurs propres mains, fabriquer quelque chose de semblable, ils n’achèveraient pas une seule feuille en une année entière, et ils auraient besoin pour cela d’outils, de mouvements et de procédés que leur capacité est bien incapable de réunir. Or le Créateur, l’Omniscient, a répandu en quelques jours à peine tout cela en une quantité qui couvre les plaines et les montagnes de la terre, sans instruments, sans assistant, sans réflexion préalable ni intervention humaine : il ne s’agit que de Sa volonté souveraine qui s’exerce sur toute chose, et de Sa puissance à laquelle rien ne saurait se dérober. « Son ordre, lorsqu’Il veut une chose, consiste seulement à lui dire : “Sois !”, et elle est » (Yâ-Sîn, 82).
Médite ensuite la sagesse à l’œuvre dans ces nervures qui sillonnent la feuille (1) de part en part : elles l’abreuvent et lui transmettent (2) la sève qui préserve sa vie et sa fraîcheur, à l’image des veines dispersées dans les corps qui acheminent la nourriture jusqu’à chacun de leurs organes.
Considère encore le rôle des grosses nervures : par leur fermeté et leur robustesse elles maintiennent la feuille, afin qu’elle ne se déchire ni ne se flétrisse (3) ; elles tiennent lieu de nerfs pour le corps d’un animal. Tu vois comme leur confection a été magistralement assurée : les filaments se prolongent dans la longueur et dans la largeur de sorte qu’ils se soutiennent mutuellement, empêchant toute déchirure de survenir.
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Pense enfin à la sagesse du Très-Subtil, du Parfaitement Informé : ces feuilles (4) ont été faites par Lui parure de l’arbre, voile et vêtement du fruit, et protection contre les fléaux qui l’empêcheraient d’arriver à maturité ; c’est pourquoi, lorsqu’elles sont dépouillées