qui réjouissent les regards des observateurs, ainsi que la belle apparence des arbres et la perfection de leur forme, autant de témoins éclatants de la sagesse et de la sollicitude suprêmes de Celui qui les a créés et façonnés.
Puis considère l’éclosion de cette fleur éclatante issue de ce même bois, l’apparition du feuillage verdoyant, puis la formation de ces fruits aux espèces, formes et tailles variées, à la diversité de couleurs, de saveurs, de parfums et d’utilités, conformes à ce que l’on en attend.
Réfléchis encore : où tout cela était-il donc déposé, sinon dans ce tronc et ces rameaux ? L’arbre fut fait pour eux comme une mère. L’impuissant et faible « père » aurait-il pu, à lui seul, produire cette mise en scène merveilleuse, cette ordonnance parfaite, ces pigments incomparables, ces saveurs délectables, ces senteurs (1) agréables et ces paysages ravissants ?
Interroge donc le négateur : qui a mesuré, modelé, fait paraître et disposé (2) tout cela progressivement, et qui a conduit la sève jusque-là par ces veines si fines que l’œil peine à les discerner, par ces canaux si subtils ?
Qui donc a pris cela en charge, qui a fait se lever pour elle le soleil, soumis à son service les vents, fait descendre sur elle la pluie et repoussé d’elle les fléaux ?
Contemple enfin le décret du Très-Doux, du Parfaitement Connaisseur : les arbres, ayant besoin d’un aliment constant comme les êtres humains et les autres animaux, mais dépourvus de bouches et de mouvement pour aller chercher leur nourriture, ont vu leurs racines enfoncées dans la terre ;