, difficiles à éradiquer.
Il a donc correspondu à la sagesse du Très-Doux, du Parfaitement Connaisseur, d’alterner dans ce monde le ciel clair et la pluie : l’équilibre s’est rétabli, l’air s’est assaini, chacun repoussant l’atteinte que l’autre aurait pu causer (1), si bien que l’ordre du monde se maintint et que tout se trouva réformé.
Section (2)
Considère ensuite la sagesse divine qui fait surgir les subsistances, les fruits, les grains et les récoltes progressivement, les uns à la suite des autres, et non en un seul bloc. Car, si tout avait été créé d’un coup à la surface de la terre, sans germer sur ces tiges et ces rameaux, le désordre se serait installé et les bienfaits liés à leur succession et à leur enchaînement auraient été perdus. En effet, chaque saison et chaque moment exige, en matière de fruits et de récoltes (3), autre chose que ce qu’exige la saison suivante : tel produit est de nature chaude, tel autre froide, tel autre encore tempérée ; et chacun, dans sa propre saison, convient parfaitement à l’intérêt recherché, rien ne lui sied mieux que ce pour quoi il a été créé.
De plus, — exalté soit-Il — Il a assorti ces subsistances d’autres utilités : la paille et le bois, les feuilles et les fleurs (4), les palmes et les spathes (5), ainsi que toutes les autres ressources qu’offrent les plantes et les arbres outre la nourriture, comme le fourrage (6) destiné aux troupeaux, les matériaux pour les constructions, les navires, les selles, les ustensiles et autres encore, sans oublier les propriétés médicamenteuses des fleurs ni la vision réjouissante qu’elles offrent