, puis qu’Il la fait redescendre sur la terre, dans un suprême raffinement de douceur et de sagesse (1) qu’aucune intelligence, même celle des plus grands sages, ne saurait dépasser ; Il la fit ainsi descendre, accompagnée de Sa miséricorde, sur la terre.
Section (2)
Considère ensuite la sagesse parfaite qui préside à son envoi selon la mesure du besoin : dès que la terre a reçu ce qui lui est nécessaire et qu’une pluie continue lui deviendrait nuisible, Il la fait cesser et la fait suivre d’un ciel clair. Ainsi le temps clair et la couverture nuageuse se relaient (3) sur le monde pour assurer son bien-être ; si l’un des deux venait à durer, il entraînerait sa ruine.
En effet, si les averses se succédaient sans répit, elles détruiraient tout ce qui se trouve à la surface de la terre ; si elles dépassaient la quantité requise, elles abîmeraient céréales et fruits, feraient pourrir les cultures et les légumes, relâcheraient les corps (4) et épaissiraient l’air (5). Il en résulterait toutes sortes de maladies ; la plupart des aliments se corrompraient, et les routes comme les chemins deviendraient impraticables.
À l’inverse, si le temps clair se prolongeait indéfiniment, les corps se dessécheraient, l’eau s’évanouirait, et la source des fontaines, des puits, des rivières et des vallées serait tarie ; le dommage deviendrait immense, l’air s’échaufferait (6), tout ce qui pousse sur la terre se dessécherait, les corps se déshydrateraient et la sécheresse régnerait, engendrant là encore diverses maladies.