Section (1)
Considère ensuite la profonde sagesse qui veut que la pluie descende de haut en bas : ainsi, son irrigation embrasse à la fois plaines et collines, plateaux rocailleux et buttes, terres basses comme reliefs. Si le Seigneur, exalté soit-Il, n’arrosait (2) la terre que d’un seul côté, l’eau n’atteindrait les hauteurs qu’après s’être amassée en contrebas et en grande quantité ; un tel procédé engendrerait alors dommages et corruption.
Sa sagesse a donc décrété qu’elle fût abreuvée d’en-haut : le Très-Haut forme les nuées — outres de la terre — puis Il dépêche les vents qui, puisant l’eau de la mer, fécondent ces nuages comme l’étalon féconde la femelle. C’est pourquoi les contrées proches de la mer reçoivent d’abondantes pluies, tandis que, plus on s’en éloigne, plus la pluie se fait rare (3).
À ce propos, le poète (4) décrivant la nuée a dit :
« Elles ont bu l’eau de la mer, puis se sont élevées…
Quand mugissent pour elles les vagues profondes et verdoyantes (5). »