sur la terre ferme ne peut vivre sans lui ; il l’accompagne où qu’il se trouve, en quelque lieu qu’il séjourne, car il est incapable de s’en passer ne fût-ce qu’un instant. Si son abondance, son immensité et son déploiement aux confins du monde venaient à manquer, les habitants du monde (1) suffoqueraient sous la fumée et les vapeurs qui montent et se condensent.
Médite donc la sagesse de ton Seigneur : Il a assujetti à cet effet les vents ; lorsque ces miasmes s’élèvent dans l’atmosphère, Il les change en nuages ou en brume, épargnant ainsi à l’univers leur mal et leur nuisance.
Demande donc au négateur : qui a réglé une telle organisation, qui a arrêté cette juste mesure ? Les habitants de la terre (2), tous réunis, auraient-ils le pouvoir de transformer ces effluves en nuages ou en brume, ou de les éloigner des gens et de les en délivrer ?
Et si ton Seigneur — exalté soit-Il — le voulait, Il retiendrait les vents ; la surface de la terre suffoquerait alors, et tout ce qu’elle porte comme bêtes et humains périrait.
Section (3)
Relève aussi l’immensité et l’étendue de cette terre : sans elles, elle se serait trouvée trop exiguë pour les demeures des hommes et des bêtes, pour leurs cultures, leurs pâturages, les lieux où croissent leurs fruits et leurs herbes.
Tu pourrais dire : « Quelle sagesse donc dans ces déserts vides, ces plaines désolées et inhabitées ? »
Sache qu’elles recèlent des moyens d’existence (4) qu’Allah seul peut dénombrer : d’innombrables bêtes sauvages et troupeaux y trouvent leur subsistance ; c’est là qu’ils se nourrissent, qu’ils chassent et qu’ils demeurent, tout comme les villes et les demeures le sont pour les hommes ; et l’on y trouve