En somme, la sagesse d’Allah — exalté soit-Il — a voulu que ces deux métaux précieux demeurent rares et bien moins abondants que le fer, le cuivre ou le plomb, afin d’assurer la bonne marche des affaires humaines (1).
On le constate aisément : qu’un objet nouveau, élégant et apprécié paraisse parmi les biens fabriqués par les hommes, il devient précieux et recherché tant qu’il est rare ; mais qu’il se répande, qu’il abonde entre toutes les mains, accessibles aussi bien aux notables qu’au commun, et sa valeur chute, tout comme le désir qu’on éprouvait pour lui. D’où l’adage : « La préciosité d’une chose vient de sa rareté » (2). C’est pourquoi, très souvent, ceux qui se montrent le moins empressés envers un savant sont sa propre famille et ses voisins, tandis que les plus éloignés de lui sont ceux qui le recherchent le plus.
Section (3)
Contemple l’admirable sagesse par laquelle le Très-Haut facilite à Ses serviteurs ce dont ils ont le plus besoin, en l’offrant largement et généreusement : plus la nécessité est grande, plus la chose se fait abondante ; à mesure que le besoin décroît, elle se raréfie ; et lorsque le besoin est moyen, sa présence l’est tout autant — ni omniprésente ni exceptionnelle — selon le degré de chaque nécessité.
Applique ce principe aux quatre éléments : la terre, l’eau, l’air et le feu. Médites sur l’étendue, la profusion et l’universalité de ce qu’Allah a créé à partir d’eux.
Considère, par exemple, l’immensité de l’air, sa présence partout et en tout lieu, car tout être vivant créé