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pas la moindre trace, et ils ne savaient plus vers où se tourner ; ils repartirent donc, tout à fait découragés ⦗1⦘.
Ceci compte parmi les preuves de la fausseté de l’art de l’alchimie ⦗2⦘ : à l’examen, il ne s’agit que d’imposture et de simple teinture ⦗3⦘, rien de plus. Nous en avons d’ailleurs exposé l’inanité et démontré la corruption sous quarante aspects, dans un traité distinct ⦗4⦘.
(1) Dans l’édition imprimée de « Tawhid al-Mufaddal », le khabar est abrégé et ne contient pas la formule « akhbarani » (« il m’a raconté ») : « Et quiconque s’enfonça dans les mines atteignit un vaste vallon où coulait un torrent impétueux d’eau profonde, impossible à franchir ; au-delà se dressaient des massifs d’argent pareils à des montagnes. » Il s’agit manifestement d’un exemple illustratif plutôt que d’un récit historique, comme on le lit également dans la version de « al-Dalaʾil » attribuée à al-Jahiz (15).
(2) Chez les Anciens, l’alchimie était la science qui enseigne comment retirer leurs propriétés aux substances minérales et leur en conférer d’autres, notamment les changer en or. Deux opinions célèbres se sont affrontées sur la question de sa réalité ; parmi ceux qui la déclarent vaine figurent Ibn Sina, Yaʿqub b. Sinan al-Kindi, Ibn Taymiyya et la majorité des savants, lesquels s’appuient sur des arguments matériels, scripturaires et rationnels. Voir : al-Imtaʿ wa-l-muʾanasa (2/38) ; al-Hawamil wa-l-Shawamil (p. 324) ; al-Ghayth alladhi insajam (1/9) ; Kashf al-zunun (2/1526). — Pour les Modernes, la chimie est la science qui étudie les propriétés des éléments matériels et les lois auxquelles ils obéissent dans diverses conditions, surtout lorsqu’ils se combinent ; voir : al-Muʿjam al-Wasit (p. 808) ; al-Muʿjam al-Falsafi (2/254). Le débat précédent ne concerne donc pas cette discipline, dont la nature diffère entièrement.
(3) Le manuscrit (T) lit « wa sigat » (« et sa formulation »), les manuscrits (N, H) « wa sunʿat » (« et son procédé »). L’établissement du texte suit la leçon de (D, Q), jugée la plus proche du contexte, comme indiqué plus haut.
(4) L’ouvrage est mentionné par Ibn Rajab, al-Dawudi et d’autres ; cf. « Ibn al-Qayyim » du shaykh Bakr (p. 223). On ne l’a pas encore localisé, bien que certains signalent un exemplaire dans une collection privée. Voir aussi : al-Turuq al-hukmiyya (p. 630). — Ibn Taymiyya a composé une épître réfutant l’alchimie ; cf. al-ʿUqud al-durrīya (p. 77). Najm al-Din al-Rubʿi lui répondit par une autre épître ; cf. Aʿyan al-ʿasr (3/101) et al-Ghayth alladhi insajam (1/9). Voir encore : Majmuʿ al-fatawa (28/72 ; 29/368-391).
على أثر، ولا عرفوا إلى أين يتوجَّهون، فانصرفوا آيسين! (١).
وهذا أحدُ ما يدلُّ على بطلان صناعة الكيمياء (٢)،
وأنها عند التحقيق زَغَلٌ وصِبغةٌ (٣) لا غير، وقد ذكرنا بطلانها وبيَّنَّا فسادَها من أربعين وجهًا في رسالةٍ مفردة (٤).
(١) الخبر في مطبوعة «توحيد المفضل» مختصرًا، دون لفظ «أخبرني»: «ومن أوغل في المعادن انتهى إلى وادٍ عظيم يجري منصلتًا بماءٍ غزير لا يدرك غوره، ولا حيلة في عبوره، ومن ورائه أمثال الجبال من الفضة». كأنه مثلٌ مضروبٌ لا قصةٌ محكية. وبنحو ما أورده المصنف في نسخة «الدلائل» المنسوبة للجاحظ (١٥).
(٢) وهي عند القدماء: علمٌ يُعرَفُ به طرقُ سَلب الخواصِّ من الجواهر المعدنية، وإفادتها خواصَّ لم تكن لها، ولا سيَّما تحويلها إلى ذهب.
واختلفوا في صحتها وإمكانها على قولين مشهورين، وممن قال ببطلانها: ابن سينا، ويعقوب بن سنان الكندي، وشيخ الإسلام ابن تيمية، والأكثرون. واحتجوا بأدلةٍ مادِّية وشرعية وعقلية.
انظر: «الإمتاع والمؤانسة» (٢/ ٣٨)، و «الهوامل والشوامل» (٣٢٤)، و «الغيث الذي انسجم» (١/ ٩)، و «كشف الظنون» (٢/ ١٥٢٦).
وعند المُحْدَثين: علمٌ يُبحَثُ فيه عن خواصِّ العناصر المادية، والقوانين التي تخضع لها في الظروف المختلفة، وبخاصةٍ عند اتحاد بعضها ببعض.
انظر: «المعجم الوسيط» (٨٠٨)، و «المعجم الفلسفي» (٢/ ٢٥٤).
والخلافُ السابق لا يجري على هذا العلم؛ لاختلاف حقيقته عن الأول.
(٣) (ت): «وصيغة». (ن، ح): «وصنعة». والمثبت من (د، ق)، وهو أقرب، كما تقدم.
(٤) ذكرها ابن رجب والداوودي وغيرهما. انظر: «ابن القيم» للشيخ بكر (٢٢٣). ولم يُعثَر عليها بعد، وذكر بعضهم وجودها في إحدى المكتبات الخاصة.
وانظر: «الطرق الحكمية» (٦٣٠).
ولشيخ الإسلام ابن تيمية رسالةٌ في إبطالها. انظر: «العقود الدرية» (٧٧). وردَّ عليه نجم الدين الربعي برسالة. انظر: «أعيان العصر» (٣/ ١٠١)، و «الغيث الذي انسجم» (١/ ٩). وانظر: «مجموع الفتاوى» (٢٨/ ٧٢، ٢٩/ ٣٦٨ - ٣٩١).