leurs lits et tout ce qui se trouvait sur leur passage ; elles tiennent donc lieu, pour les habitants, de barrage et de digue (1).
Parmi leurs bienfaits encore : elles servent de repères grâce auxquels on s’oriente sur les routes, à l’image de balises dressées pour indiquer le chemin (2). C’est à ce titre qu’Allah les a qualifiées d’« repères », lorsqu’Il dit : « Parmi Ses signes figurent les navires qui voguent sur la mer, pareils à d’imposants monts » (ash-Shûrâ, 32). Le terme al-jawârî désigne les navires, tandis que al-a‘lâm renvoie aux montagnes, au singulier ‘alam.
Al-Khansâ’ a dit (3) :
« Oui, Ṣakhr est un guide vers qui se tournent les conducteurs ;
on le croirait un mont dont la cime est embrasée. »
Ainsi la montagne est-elle appelée ‘alam, parce qu’elle est un signe apparent.
Autre bienfait encore : les plantes médicinales et remèdes qui poussent dans les massifs, et qu’on ne trouve pas dans les plaines ni sur les étendues sablonneuses, tout comme ce qui germe dans les plaines et les sables ne trouve pas d’équivalent dans les montagnes. Dans chacune de ces zones résident des bienfaits et des sagesses que seul le Créateur, l’Omniscient, embrasse (4).