anéantiraient tout ce qu’elles rencontrent, infligeant aux hommes un tort qu’il serait impossible de réparer ni de repousser.
Parmi les bienfaits des montagnes encore figure ce que recèlent leurs fortins et leurs cimes (1) : grottes, cavernes et retranchements qui tiennent lieu de forteresses et de châteaux, et constituent, en outre, des refuges pour les hommes comme pour les bêtes.
S’y ajoute ce que l’on taille dans leur roc : des pierres servant à toutes sortes d’édifices, aux meules (2) et à bien d’autres usages.
S’y ajoute encore tout ce que l’on y découvre comme minerais (3), d’une variété inouïe : or, argent, cuivre, fer, plomb, péridot, émeraude, et quantité d’autres métaux que l’humanité est incapable de répertorier en détail ; il se trouve même, dans leurs profondeurs, des substances dont une infime parcelle vaut et profite mille fois plus que l’or. Elles recèlent ainsi des bienfaits que nul ne connaît, hormis Celui qui les a créées et façonnées, exalté soit-Il.
Parmi leurs bienfaits également : elles arrêtent les vents tempétueux, en brisent la violence et les empêchent de heurter ce qui se trouve en contrebas ; c’est pourquoi les habitants de leurs piémonts jouissent d’une sécurité face aux grands vents nuisibles.
De même, elles détournent des habitants les torrents lorsqu’ils dévalent leurs ravins, les faisant bifurquer tantôt à droite, tantôt à gauche ; et, sans elles, les crues auraient ravagé (4)