Est-il donc admissible, pour quiconque possède ne serait-ce qu’un soupçon de raison, de prétendre que tout cela n’est dû qu’au hasard, sans le moindre dessein du Tout-Puissant, du Sage, qui a perfectionné chaque chose ?!
Section (1)
Contemple ensuite la sagesse prodigieuse que renferment les montagnes, que l’ignorant distrait pourrait prendre pour un simple excédent dont la terre n’aurait pas besoin. Elles recèlent pourtant des bienfaits qu’aucun autre que leur Créateur et Celui qui les a dressées ne saurait dénombrer.
Dans le récit de la conversion de Dimâm b. Thaʿlaba, on lit qu’il dit au Prophète ﷺ : « Par Celui qui a dressé les montagnes et y a déposé toutes sortes d’utilités, est-ce Allah qui t’a prescrit telle et telle chose ? » — « Par Allah, oui », répondit-il. (2)
Parmi ces bienfaits : la neige qui tombe sur elles, demeure sur leurs sommets et sert de réservoir (3) à la boisson des gens jusqu’à son épuisement. Elle y a été placée pour fondre progressivement, de sorte que jaillissent de cette fonte d’abondantes sources (4), que s’en nourrissent rivières et vallées, et qu’apparaissent, dans les pâturages, les dépressions (5) et les collines, toutes sortes de végétaux, de fruits et de plantes médicinales que l’on ne trouve pas dans la plaine ni dans les sables.
Si les montagnes n’existaient pas, la neige se serait abattue sur la surface du sol, se serait dissoute d’un seul tenant et se serait précipitée en masse (6) ; on en serait privé au moment où l’on en a besoin, et cette fonte soudaine aurait engendré des crues (7) qui