le lieu qui lui est assigné, où il déverse alors son eau ; puis, après qu’il a été pressuré, entre en action le vent dispersant, qui la dissémine et la répand dans l’air, de sorte qu’elle ne tombe pas d’un seul bloc. Car si la pluie s’abattait d’un seul coup, elle détruirait habitations, bétail et végétation ; aussi la divise-t-il et la réduit-il en gouttes.
Il en va de même des vents qui fécondent arbres et plantes : sans eux, ceux-ci resteraient stériles.
De même encore, des vents qui font avancer les navires ; sans eux, ceux-ci demeureraient immobiles à la surface de la mer.
Parmi leurs autres bienfaits, ils rafraîchissent l’eau, attisent le feu que l’on souhaite allumer et sèchent les objets qu’il faut dessécher.
En somme, la vie de tout ce qui se trouve sur terre – végétaux comme animaux – dépend des vents ; si Allah ne les avait pas asservis à Ses serviteurs, la verdure se flétrirait, les bêtes périraient, la nourriture se gâterait, le monde empesterait et sombrerait dans la corruption.
Ne vois-tu pas que, lorsque le vent se fige (1), surgissent l’angoisse et la tristesse qui, si elles persistaient, détruiraient les vies, affaibliraient les animaux, rendraient les bien portants malades, épuiseraient les malades, abîmeraient les fruits, feraient pourrir les semences et provoqueraient des épidémies dans l’air ?!
Gloire à Celui qui fait souffler les vents, porteurs de Son soulagement et de Sa miséricorde, de Sa bienveillance et de Ses bienfaits, ainsi que l’a dit le Prophète ﷺ au sujet des vents : « Elles font partie du soulagement d’Allah ; elles viennent avec la miséricorde » (2).